Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 00:00

 

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Mais malheureusement une très mauvaise nouvelle, le décès de la grande dame du blues et rythm and blues, Etta James, à l'âge de 73 ans, et tragique circonstance, quelques jours seulement après la disparition de Johnny Otis, le premier à lui avoir donné sa chance ainsi que son nom d'artiste.

 

Dès que possible un grand article consacré à la dame

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   Alex est né à new york en 1954 et s'est très tôt immergé dans l'univers du jazz (le pauvre!). Il bosse la guitare avec George Barnes au Berklee College of Music de Boston. La découverte de BB King, James Cotton et du Butterfield Blues Band sera le terreau de son amour du blues tout au long de sa vie (encore un sauvé de justesse!).


Schultz s'installa à Los Angelès en  1979 en tant que bassiste et guitariste pour la scène ''roots'', travaillant pendant 2 ans et demi avec le pionnier du rock et du rythm and blues Hank Ballard. Il apprend le métier sur la route, entre autres en jouant chez Antone's à Austin, Texas en 1986 et en partageant la scène avec Jerry Lee Lewis, Albert Collins et beaucoup d'autres grands.
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Début 1986 il bosse avec le mâitre de l'harmo de LA, William Clarke (génial musicien mort!) : il est sur l'album vainqueur  W.C. Handy award “Blowing Like Hell”, enregistré avec  Smokey Wilson, et interviendra sur chacun des 4 albums de Clarke pour le label de Chicago, Alligator.


Cette période le verra jouer avec le gratin de la scène blues de LA comme  Coco Montoya, Debbie Davies, Finis Tasby, Steve Samuels, Rob Rio, et d'innombrables autres artistes.

 
En  1988 débute une collaboration de sept ans et cinq albums avec Rod Piazza & the Mighty Flyers, des tournées en Australie, Japon, Europe et Scandinavie. Ils enregistreront ensemble notamment un   “Live at BB King’s” à Memphis.
Pendant ces années-là les Flyers seront les musiciens de  Jimmy Rogers, Lowell Fulsom, Louis Myers, Pine Top Perkins, James Cotton, Robert Ward, Earl King, Snooks Eaglin, Albert Collins, Larry Davis, etc. et épauleront également  Albert King, BB King, Al Green, Robert Cray, Dr. John, The Neville Bros., The Allman Bros. and more. Schultz quittera le groupe en 1995 pour poursuivre sa carrière plus librement.


Il va bosser trois ans avec le rebelle du blues rebel Lester Butler (ex harmoniciste et chanteur des Red Devils) ce qui donnera un album chez  HighTone “13 Featuring Lester Butler” et quatre tournées européennes.

En même temps Schultz sera présent sur deux parutions chez Delmark  avec son vieil ami new-yorkais Tad Robinson (dont j'ai parlé il y a peu dans ce blog), une collaboration qui se poursuit encore aujourd'hui: il est en effet co-producteur et musicien sur le disque nominé aux Handy 2005  “Did You Ever Wonder” sur le label  Severn, de nombreuses prestations dans des festivals aux US et en Europe, ainsi que l'album de 2007 de Tad  “A New Point Of View”.
Un petit commentaire sur la vidéo, apparemment un morceau calme a été demandé (vu la tête d'Alex Schultz c'est le patron du bar qui doit râler à cause du bruit).
On voit que le batteur  le bassiste ne connait pas le morceau, Tad dit juste ambiance acoustique, le batteur prend ses balais, les 2 potes font une grille en solo pour que les musiciens pigent le truc et roule ma poule! Et en plus çà joue( et çà fait plus que chanter!!!!), chapeau les artistes...

Son activité débordante en free-lance l'a vu participer à beaucoup d'enregistrements et tournées comme l'harmoniciste italien Egidio ‘Juke’ Ingala, les maîtres du jump blues de Washington DC Big Joe & the Dynaflows, le nu-swing band Royal Crown Revue, ‘Sax’ Gordon, Sugar Ray Norcia, Jimmy Morello, le clavier Benjie Porecki, Kirk ‘Eli’ Fletcher, Mickey Champion, Frank ‘Paris Slim’ Goldwasser, le groupe allemand BB & the Blues Shacks, le guitariste italien Enrico Crivellaro et l'autrichien Raphael Wressnig.

Finalement, en octobre 2004, après avoir joué sur plus de 40 disques, il sort son premier album somo donc  “Think About It”.
On trouve sur cet album entre autres Larry Taylor à la basse qui fut bassiste de canned heat mais qui a également joué sur de nombreux albums de Tom Waits et le concours de son pote chanteur Tad Robinson pour trois titres.

Malgré l'annonce regrettable (je blague) ''aucune stratocaster n'a été utilisée pour cet enregistrement '' voilà un disque de blues jazzy qu'il est bon !
On est plongé dans un univers aux influences jump blues et west coast des années 40 et 50 avec pas mal de cuivres.
Sur les 13 titres on trouve 3 instrumentaux et 10 chansons qui font la part belle à leurs vocalistes.
Schultz n'est pas un guitar heros qui se la pète, il a la classe et il le sait ; Un riff par ici, quelques plans par là, de beaux solos à part égale avec ses instrumentistes et le tour est joué. Un son à peine crunchy, une élégance de tous les instants, quelques accords gratinés le tout est plutôt suave et de bon goût.
La prod est absolument magnifique avec un son à tomber.
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Pour les fans de matos l'équipement préféré de l'artiste :
1951 Gretsch 6192 Electromatic II , avec micros dearmond dynasonic  branchée dans un  Mark Sampson Matchless SC-30 combo d'origine et un  '59 Fender Tweed Pro ... tone..
Disponible avec d'autres albums sur I tunes
Pour finir un boeuf sympa et rapide...

N'oubliez pas le Samedi 31 mars concert de Pilogue à Marseille...
Ah, au fait moi non plus je ne suis pas arrivé à visionner la vidéo sur le blues, çà bugue sur le site pluzz je pense...
A bientôt
Par pilogue
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