Dimanche 28 novembre 2010 7 28 /11 /Nov /2010 00:00

Et d'abord merci à tous ceux qui ont répondu présent à la conférence de vendredi dernier à Vitrolles


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Pilogue pense à Bessie Smith jeune pendant que le professeur René "Scotty" Agarrat essaie de règler les coordonnées de téléportation sur 1923 (pas facile, facile)


 

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Alors surtout la paume de la main gauche ne doit jamais toucher le manche de la guitare et vous devez éviter d'avoir le pouce de la main droite qui traverse toutes les cordes. Pilogue , également professeur de guitare (mais ne le répétez pas) dans une illustration magistrale de faites ce que je dis et pas ce que je fais pendant le Walking Blues de Robert Johnson.

 

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Le blues çà donne soif, la preuve...

 

 

 

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Alors aujourd'hui je vais commencer une longue série d'articles que je publierai de temps à autre sur le double sens des paroles du blues en me basant sur l'excellent ouvrage de Jean-paul Levet dont je vous recommande l'achat.

Personnellement j'ai l'édition précédente qui ne comprenait pas la partie rap dans le titre et que la Gazette de Greenwwood link chroniquait de belle façon:

 

Les amateurs de musique noire US vont pouvoir assouvir leur soif de connaissance et de compréhension du vocabulaire, des mots du blues, du jazz et de la musique afro-américaine avec  "Talkin' That Talk, le langage du blues et du jazz", que l'on doit à l'éminent spécialiste qu'est Jean-Paul Levet.

Que l'on ne s'y trompe pas! Comme l'indique Michel Fabre dans sa préface, (…) la grille de décryptage de Jean-Paul Levet ne permet pas de comprendre toutes les allusions de la musique noire aux Etats-Unis, mais elle éclaire instantanément la plupart des textes de chansons de blues, les termes employés par les musiciens et qui font si intimement partie du vocabulaire de la culture noire américaine

 

 

 

Ce travail de " décodage " magistral et unique en son genre, plonge effectivement dans le vernaculaire de la communauté noire-américaine pour couvrir, sur le plan lexical, quelques 3000 termes ou expressions sous forme de glossaire. Le tout, sur la foi de "productions orales attestées", comme pour rappeler l'évidence : le blues est d'abord oral, un chant avant d'être musique. L'étude s'appuie aussi sur d'autres outils documentaires et de recherche comme les interviews et les biographies enregistrées.

Il y est question bien sûr d'argot et du jargon des musiciens, mais aussi de métaphores couramment utilisées, de surnoms, de personnages réels ou mythiques, de noms de lieux, de faits historiques… qui revêtent une importance particulière pour le blues singer (le mot bluesman est plus récent, dixit J-P L.), le jazzman ou le rapper.

Avec la modestie qui le caractérise, Jean-Paul Levet précise " (…) qu'il se contente de mettre en évidence la permanence d'utilisation de certains mots, ou, au contraire, leur changement d'acception (…) "

 

L'introduction vaut mille cours d'histoire de la musique afro-américaine. Elle contient un commentaire lumineux, donc pédagogique, sur l'évolution (au sein de la population blanche européenne) de la compréhension du sens profond et véritable du blues. Jean-Paul Levet analyse remarquablement la fonction cryptique et manipulatrice du blues (...)  Fonction cryptique dans un contexte oppressif et explicite dans quelques cas isolés ou peu significatifs comme avec les textes de Leadbelly (Bourgeois Blues), de Big Bill Bronzy (This Train) ou de J. B. Lenoir (Alabama Blues) ou dissimulation, double entendre (cf Robert Springer in Les Fonctions Sociales du Blues) et pour finir, du blues en passant par la soul music jusqu'au rap ou de l'implicite à l'explicite.

 

La dernière réédition est chez Outre Mesure vendue entre autre par Amazon 24,70 euros, vous devriez pouvoir commander l'ouvrage dans n'importe quelle bonne librairie.

 

 

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Oui, oui, une hache, axe en anglais. Mais symboliquement c'est bien sûr le ...pénis.

Dans la bluette de Charly Patton que vous avez écouté si vous avez déclenché le lecteur on peut entendre:


I've an old five pound ax

And I'll cut two different ways

And I cut my little woman

Both night and day

 

En gros, J'ai une vieille hache de cinq livres (2,5 kgs, le bluesman peut prétendre à la citoyenneté Marseillaise) et je coupe de deux manières différentes, et je coupe ma petite jour et nuit...

 

albert king f

 

Albert King, lui, dispose d'une Crosscut Saw (scie utilisée par les bûcherons). 

 

Le va et vient de l'ustensile doit rappeler les mouvements rythmiques du coït.

 

I got a double bladed axe

That really cuts good

Well i'm a crosscut saw

Gonna bury me in your wood

 

J'en ai une à deux lames (frimeur!)

Qui coupe vraiment bien

Je suis une crosscut saw

Je vais m'enfoncer dans ta forêt

 

Pour finir cet article, deux vidéos de Crosscut Saw.

Tout d'abord Mister Otis Rush (créateur du mythique All Your Love)

 


 

 

Puis un de mes musiciens contemporains favoris Robben Ford. Il vous faudra suivre le lien puisque l'intégration de cette vidéo n'est pas possible link

A noter la présence à l'harmonica de Kim Wilson ex leader des Fabulous Thunderbirds au sein desquels sévissait également Jimmy Vaughan (frère de vous savez qui).

 

Voilà pour aujourd'hui, à bientôt et n'oubliez pas que vous pouvez correspondre en cliquant sur le lien ci-dessous "rédiger un commentaire".

vous pouvez me poser une question, me demander un renseignement c'est bien volontiers que je vous répondrai sur ce même blog.

 
Par pilogue - Publié dans : bibliographie
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