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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 22:14

Des musiciens que j'ai découvert depuis peu, alors régalez-vous!

 

Tout d'abord Alabama Mike chanteur de blues et le fait est assez rare pour être souligné, il ne joue pas d'un instrument à part ses cordes vocales, mais il écrit et compose.

Ses deux albums Day to day et Tailor made blues sont disponibles sur I Tunes ou Amazon.

 

alabama-mike

 

 

Il s'agit d'un superbe chanteur, qui écrit de très belles compos, jouées dans un style old school du meilleur goût, on pourrait croire que l'enregistrement a 50 ans. Si vous aimez Elmore james, les premiers BB King et le Chicago sound n'hésitez pas.

 

alabama tailor

 

Ce dernier disque bénéficie d'une prod plus sophistiqué avec un total de 19 musiciens qui bossent sur l'album, mais rien ne nuit à l'authenticité du gars.

 

Allez, une paire de vidéos live pour vous faire une idée

 

 

 

 

 

 

Et maintenant Altered Five

 

 altered-five.jpeg

Ces 5 gars du Milwaukee envoient un blues soul funk du tonnerre! Le chant et les parties instrumentales sont de haut niveau. leur version de Ain't that peculiar du sieur Marvin Gaye vaut le détour.

Un disque idéal, entre Motown et Chicago blues, pour mettre la patate et animer les barbecues musicaux qui s'annoncent avec le printemps qui ne devrait pas tarder.

 

Un live en répète aux Studios Decanis (non, je déconne) et hop c'est gagné...

 

Allez un bis

 

                               
Dispo chez la Tunes et Amazon en import mais pas cher.
A bientôt et portez-vous bien
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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 11:09

 

BethHartJoeBonamassa_DontExplain.jpg

 

 

 

 

 

 

 

La chanteuse et auteur-compositeur Beth Hart n'est pas très connue, mais elle hante la scène musicale de Los Angelès depuis une vingtaine d'années maintenant. Elle y a joué dans tous les clubs rock, s'est produite plusieurs fois sur des plateaux télé au début des années 90, a été signée puis virée par une major compagnie, et a sorti plusieurs albums rock, soul et blues de grande qualité.

 

beth-hart.jpg

 

 

Enfant prodige elle a commencé à jouer à 4 ans et s'est fait les dents sur les œuvres classiques de Bach, Beethoven, Mozart et tutti quanti (non, ce n'est pas un compositeur italien). Bien vite elle passera à Nina Simone, Etta James, Led Zep et tous les hédonistes du rock'n'roll.

 

En route pour une carrière musicale à 4 ans donc, quand elle en a 5 sont père est arrêté pour commerce de drogue et jeté en prison. Ses parents divorcent peu après sa libération et à l1 ans Beth se retrouve accoutumée à la drogue et à l'alcool. Toujours en suivant sa muse elle sera remarqué en se produisant dans la rue sur la jetée de Santa Monica.

 

 

Elle ne gravera que deux albums à cette période, car lors d'un passage télé sur le show de Jay Leno en 1999 pour promouvoir son album Screaming for my supper, sa maison de disques la vire après sa prestation à un moment où elle était accro aux drogues et à l'alcool, pesait tout juste 54 kilos et montrait des signes flagrants d'anorexie.

Les choses empirent quand elle est arrêtée pour avoir établi de fausses ordonnances de Klonopin, un médicament qu'elle prenait, et rapidement en surdosage, pour s'aider à contrôler ses désirs de boisson et de drogues.

 

 

 

 

A partir de ce moment où elle touche le fond, Beth rebondit et ressuscite sa carrière avec un suivi psychologique, une cure de désintox et surtout le soutien de son roadie d'alors, devenu son mari, Scott Guetzkow.

 

Avec la sortie en 2004 de Leave the light on et du live 37 days en 2007, Beth met en valeur son écriture resserrée, concise et autobiographique de chansons pour lesquelles elle développe une interprétation avec la profondeur de janis Jopli, une touche de Bon Scott et des relents de Tom Waits.

 

Etant donné son environnement familial difficile pendant l'enfance, son addiction à l'héroîne pendant 10 ans, et les batailles qu'elle a du mener contre le music business, si quelqu'un a le droit de chanter le blues, c'est bien elle. En fait elle n'en a pas seulement le droit, mais l'obligation, pourrait-on dire.

 

 

C'est Bonamassa qui a eu l'idée de collaborer avec hart pour un album de reprises soul. Il a travaillé pour çà avec son producteur de longue haleine Kevin Shirley et un groupe de musiciens familiers dont le guitariste Blondie Chaplin, le bassiste Carmine Rojas, le pianiste Arlan Scheirbaum, et le batteur Anton Fig dont plusieurs avaient également joué avec Bonamassa sur son album de 2009, The legend of John Henry ? Hart et Bonamassa ont choisi ensemble 10 titres.

 

Ils ont fait du beau travail, car Don't Explain ne présente pas seulement de grands titres, mais délivre des interprétations mémorables de la chanteuse hart et du guitariste Bonamassa. C'est la marque du talent de Bonamassa de savoir se mettre en retrait pour laisser briller un autre artiste.

Il a tellement confiance en ses capacités qu'il est capable de se fondre dans l'arrière-plan et malgré tout de réussir à imprimer sa patte avec élégance et subtilité.

 

 

 

 

 

On a ici un album de blues et soul dont les titres ont été retravaillés pour mettre en valeur les vocaux puissants de Beth Hart qui rend hommage aux grands, Etta James, Billie Holiday, Aretha Franklin et Ray Charles.

Joe continue à faire la preuve de son talent et palce avec soin des solos aiguisés, des contrepoints, des riffs bluesy et des rythmiques soul. Ce duo, soutenu par un super groupe crée une œuvre qui est une version brillante de titres blues et soul, tout en respectant leurs auteurs originaux.

Cet album est une addition bienvenue à toute discothèque rock, blues, jazz ou soul.

 

Si vous ne connaissiez pas Beth hart avant cet article, faites vous une faveur et écoutez son album ''Leave the light on'.

 

Sources

 

http://www.bluebirdreviews.com/album-reviews/150-beth-hart-a-joe-bonamassa-qdont-explainq-album-review-.html

 

http://coolalbumreview.com/?p=14198

 

http://blues.about.com/od/JoeBonamassaReviews/fr/Beth-Hart-And-Joe-Bonamassa-Do-Not-Explain-2011.htm

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 00:00

 

 

 



 

Et voici un intello du blues !

A l'origine poéte et auteur de fictions, Al Basile(rien à voir avec la bande du même nom) fut le premier à obtenir un master à l'issue de la filière de L'Université Brown sur l'écriture créative ; il a également écrit des comédies musicales alors qu'il était étudiant . La rencontre avec Duke Robillard en 1969 changera ses choix artistiques pour le reste de sa vie. Il démarre sa carrière sur scène en 1973, embauché par Duke comme le premier trompettiste du plus grand groupe de jump blues de Rhode Island, Roomful of Blues, et va jouer avec des grands du blues et du jazz comme Cleanhead Vinson, Red Prysock, Helen Humes, Joe Turner, et Johnny Shines. Il s'en va 1975 pour se consacrer à l'enseignement, au chant, et à l'écriture de chansons. Il retrouvera Duke Robillard, le fondateur de Roomful, à la fin des années 80. Ses chansons et son jeu à la trompette continueront leur existence à travers les années 90 sur les disques de Robillard pour Rounder, Stony Plain, Pointblank, et Shanachie. Les titres qu'il a co-écrits avec Duke ont été utilisés par la télévision pour la série Homicide: Life on the Street(Homicide en France) et le film Blood and Wine (avec Jack Nicholson).Ruth Brown enregistra une des chansons d'Al sur l'album vainqueur du Handy Award en 1997 R&B=Ruth Brown, qui était la première participation d'Al à un projet récompensé. La seconde arriva l'année suivante sur celui de Duke Guitar Groove-a-Ramaqui incluait le titre d'Al "This Dream (Still Coming True)" pour le titre de Best Traditional Blues Album de 2006.



Il a enregistré de très bons albums, je vais vous en présenter 3, à retrouver sur  I-Tunes puisque Deezer ne sait pas qu'il existe.

 

Al-Basile---Blue-Ink---Front.jpg

 


 


Blue Inkest une collection de blues d'Al avec Duke et son groupe plus Jerry Portnoy à l'harmonica, tout droit sorti des sessions de Me&Mr.Johnsonavec Eric Clapton. C'est le groupe rêvé pour ce style, qui couvre un vaste échantillon de styles depuis le Muddy des années 50 jusqu'à Freddy King en passant par le swamp/funk blues et le style de blues New Orleans/Longhair . Duke est producteur et joue toutes les parties guitare. Blue Ink atteignit la 18ème place sur le Living Blues radio chart.

 

al-growin-.jpg



 

 

En 2006 Groovin' in the Mood Roomdépouilla la section rythmique pour mettre en valeur le jeu de guitare lead de Duke, et mit l'accent sur des grooves musclés pour soutenir les textes d'Al et son chant plein de soul. Cet album fut beaucoup joué sur les radios aux Usa et ailleurs, atteignant cette fois la 14ème place du Living Blues chart.

"Comme Robillard, Basile reste au plus près du blues, tout en trouvant une approche personnelle qui nous fait vibrer avec sa musique''

Joseph Taylor
Soundstage.com

 



 



 

The Goods

Les 13 titres du cd sont écrits par Basile, et ils couvrent un spectre de styles depuis le gospel au quasi-rockabilly, en passant par la soul ou le jazz, tout en gardant les deux pieds plantés dans le blues.

 

goods_promo.png

Enregistré dans les studios de Duke Robillard, on y retrouve de magnifiques parties de 6 cordes et bien sûr quelques solos de cornet.

Le sentiment d'ensemble est un groove à la force tranquille témoignant d'une grande maîtrise musicale et de la complicité liant les musiciens.

Un des meilleurs titres,“Lie Down In Darkness (Raise Up In Light)” (vidéo qui ouvre cet article) explose grâce aux invités de choix que sont les Blind Boys of Alabama. La chanson propose une belle suite d'accords gospel et les harmonies des Blind Boys en arrière du chant d'Al sont magnifiques. Le solo de cornet puis de guitare par Duke sont également remarquables.

 

Et maintenant un peu de musique, trois titres de son dernier album;

Vous pouvez aussi vous rendre sur son site pour en écouter d'autres

link


 

Les disques de ce grand bonhomme sont vraiment rafraichissants et débordent de feeling, de sincérité et de talent. On pénètre avec Al basile dans un univers qui gravite autour du blues mais qui en propose une relecture très personnelle aux influences jazzy, soul et avec des musiciens hors pair.
Vraiment un musicien à découvrir!

Sinon, deux petites infos que je vous présenterai plus en détails l'an prochain: un nouveau cycle de conférences sur le blues qui démarre le vendredi 17 février à Vitrolles, vous pouvez déjà le noter sur vos nouveaux agendas et Pilogue qui fera sa rentrée musicale le Samedi 31 mars à Marseille pour une  soirée blues au cours de laquelle j'espère avoir le plaisr de vous retrouver.
Plus d'infos prochainement
Bon bout d'an à tous et à toutes
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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 00:00

 

otis-taylor-clovis-people-vol-3.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a beaucoup de gens qui ont en tête un stéréotype du blues et de ses sonorités. Otis Taylor fait exploser vos certitudes sur ce qu'est le blues et sur ce qu'il pourrait être. Clovis People, Vol. 3 transfigureet élargit le concept de blues moderne en s'emparant de sujets que d'autres auteurs n'aborderaient pas et en usant d'instruments et d'arrangements auxquels ne penseraient pas d'autres musiciens.

 

Autant vous prévenir, ne cherchez pas à acheter dans la foulée les vol 1 et 2, ils n'existent pas.

 

Ensuite, The Clovis People ont disparu et leur nom fut choisi longtemps après leur extinction. Près de la maison de Taylor dans le Colorado, des archéologues ont découvert des outils et des poteries qui appartenaient à un ancien peuple qui habitait la région il y a environ 13 000 ans; ils furent appelés Clovis à cause de la découverte faite à l'origineprès de la ville de Clovis dans le Nouveau Mexique et sont considérés parmi les plus vieux habitants d'Amérique du Nord.

 

clovis-people.jpg


Beaucoup de musiciens modernes ont été influencés par la même poignée d'artistes ( Robert Johnson, Muddy Waters, B.B., Albert, et Freddie King, T-Bone Walker, Stevie Ray Vaughan, Otis Rush Buddy Guy) et leurs musique laisse transparaître toutes ces influences. Ce sont de grands noms et il y a de bonnes raisons à ce qu'ils aient inspirés des générations de guitaristes, mais le risque de se retrouver avec une scène qui rejoue des plans éculés est réel si tout le monde boit à la même source. C'est pourquoi les artistes comme Taylor sont importants car il ne cherche pas à faire des disques qui rentrent dans ce moule général.

 

albumcoverOtisTaylor-WhiteAfrican.jpg

Non seulement Taylor s'échappe du son traditionnel des 12 mesures avec guitare, mais en plus il écrit sur des thèmes qui vont bien au-delà des amours déçues et autres clichés.  Il y a tout plein de bons disques avec ces caractéristiques mais il est bon d'avoir des artistes qui, au sein de l'idiome du blues, vont avoir d'autres idées et les mettre en pratique avec talent.

Ce que fait Taylor avec Clovis People, Vol. 3.


Il est un shaman sur "Hands On Your Stomach," créant une musique avec des racines profondes, liées à la tradition qui une fois mélangées avec d'autres influences ne sonnent pas d'une manière identifiable immédiatement comme blues.  Les images fantômatiques et le fingerpicking à l'ancienne ne sont pas nouveaux, mais ils sonnent rajeunis ici une fois combinés avec des accents cuivrés. Il n'y a pas de solos instrumentaux ou de ponts musicaux. "Hands On Your Stomach" est un blues qui n'en est pas un.

 

 

 

Il y a peu, The Wall Street Journal publiait une chronique sur le blues regrettant son conservatisme et son recours à la tradition. C'était un autre de ces stupides articles du style ''le blues c'est toujours pareil'' qui malheureusemnt en dit plus sur son auteur que sur la musique.  "Rain So Hard" est indéniablement et de manière identifiable du blues mais combien de blues de base connaissez-vous qui utilisent du cornet, du theremin et du violoncelle? Il s'agit ici de musique primitive (au sens de première), rustique avec un esprit décalé. Il s'agit de tradition, mais Taylor prend des risques. C'est ce qui le rend si irrésistible et si important dans l'imagerie du blues.


Petite parenthèse sur le theremin.

 

Etherwave_Theremin_Kit.jpg

Un Theremin

 

La musique du film Planète Interdite a été composée pour theremin

 

 

Et une performance

 

Pour tout savoir sur le theremin , faire des stages découvrir les nouveaux modèles et peut-être en fabriquer un c'est ici que çà se passe  link

 

Retour à Otis

 

 

Album-taylor.jpeg

 

Il est d'abord un auteur puis un musicien de blues. Il est un étonnant raconteur d'histoires et "Past Times" raconte celle d'un homme qui sait qu'il n'a plus que quelques heures à vivre. L'homme se demande s'il a la force de se battre pour vivre plus longtemps ou s'il est est prêt à supporter la fin, méditant sur les années laissées derrière lui.  Musicalement, la pedal steel de Chuck Campbell se plaint et gémit doucement mais instamment comme un fantôme(à mon avis il s'agit plutôt du theremin). L'histoire du blues est emplie de contes de tristesse mais il y en a peu présentés de cette manière qu'il s'agisse du texte ou de la musique.

 

 

 

 

"Ice In The Desert" est un titre plus direct quand au texte et à la musique mais il s'inscrit bien dans l'univers que Taylor crée sur ce disque; Gary Moore distille ses phrases et propose de magnifiques plans qui s'entrecroisent avec un violon, du cornet et de la guitare acoustique.  On ne sait pas pourquoi les amants de cette chanson se sont séparés un jour, mais le déchirement de la séparation en cours et le pouvoir magnétique de l'amour sur le coeur et l'âme sont exprimés de bien belle façon.

 

OtisTaylor.jpg

Taylor n'a pas créé un nouveau blues mais a ré arrangé un blues profond de manière rarement entendue sur la scène contemporaine. Clovis People, Vol. 3 ne convaincra pas tous les amateurs de blues mais ceux qui veulent élargir leur approche de ce qu'est un album de blues devraient y trouver leur compte. Même si vous n'aimez pas complètement Clovis People, il faut être heureux qu'il y ait des artistes désireux d'emprunter des chemins de traverse.

 

 

http://blogcritics.org/music/article/music-review-otis-taylor-clovis-people1/page-2/#ixzz1LUGZrYYe

 

Otis-Taylor-Definition-Ofa-Circle.jpg

 

J'avais acheté à sa sortie cet album, Definition of a circle (sur lequel intervenait déjà Gary Moore), très bon, mais je trouve Clovis People vraiment plus riche et abouti, entre autres grâce à une instrumentation richet et originale.

Je l'ai écouté plusieurs fois en boucle et il est vraiment excellent, vous pouvez découvrir les titres sur Deezer avant d'investir.

 

Quelques vidéos live pour découvrir un peu plus l'artiste

D'abord en 2009

 

En 2010

Enfin en 2011

 

 

Pour votre information cette prestation avait lieu à 08h du matin pour le 2011 NAMM Show Breakfast Sessions à Anaheim, Californie

 

A bientôt


 

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 16:50

Aujourd'hui une réédition d'un grand classique.

Hound-dog-taylor.jpg

Theodore Roosevelt "Hound Dog" Taylor est sans doute aussi important pour le blues moderne que Robert Johnson et Muddy Waters le furent en leur temps.

Avec un son lourdement distordu et hautement électrifié qui dispensait de la présence d'un bassiste pour lui préférer le soutien plus virulent d'une deuxième guitare, Taylor et ses Houserockers ont ramené le boogie des juke joint du sud sur le devant de la scène avec cet album. Influencé par le jeu slide puissant et lourd d'Elmore James (le standard de James "It Hurts Me Too" est ici revisité sauvagement),

 

Taylor s'est spécialisé dans les titres énergiques destinés à mettre le feu sur les pistes de danse et dans les clubs à un moment ou le Chicago blues se mordait la queue. La plupart des créations de Taylor sont des appels à faire la bringue, bien servies par une production minimale. Et bien que sans doute moins encensés que les hymnes d'un John Lee Hooker ou d'un Howlin' Wolf, il y a des chances que les puristes fassent plutôt le boogie avec eux.

 

Un album classique qui semble aussi frais aujourd'hui qu'il y a 37 ans . Brewer Phillips fait la seconde guitare (il joue des rythmiques sur les cordes graves sauf deux titres où il prend des solos) et Ted Harvey à la batterie. C'est un album qui rocke fort (gag!) sans s'égarer dans certains marigots du blues rock.

 

 

 

Ecoutez le puissant et mémorable premier titre `She's Gone', et vous comprendrez que les ingrédients du succès de Hound Dog remontent droit à d'anciens guitaristes slide tels que 'Homesick James, Elmore James et J. B. Hutto and His Hawks. Quoi qu'il en soit , Hound Dog n'était pas qu'un simple imitateur et il a développé et enrichi le style du jeu slide en jouant avec un son très électrifié que les critiques ont souvent comparé à celui d'une tronçonneuse. Tout au long de cet album son jeu est énergique et impressionnant et il ne faut pas faire un gros effort pour imaginer comment il devait sonner dans un club du southside à Chicago.

 

C'est d'ailleurs après l'avoir vu sur scène que Bruce Iglauer proposa au boss de Delmark, Bob Koester, de l'enregistrer. Face à son refus il créa Alligator Records pour l'enregistrer lui-même et connaître ensuite le succès avec son label.

 

 

 

 

 

Enregistré avec un budget à peine suffisant pour payer deux bières, Hound Dog Taylor and the HouseRockers sonne aigrelet par moments alors que par ailleurs il vous affole avec un son qu'on imagine enregistré tout dans le rouge, au grand dam des vu mètres affolés. Si Iglauer s'est affirmé en tant que producteur à travers ses 40 ans de carrière, et si Alligator a produit des albums de meilleure qualité sonore depuis 1971, il n'aura jamais retrouvé l'énergie et la vitalité qu'il avait réussi à capturer sur bandes avec ce trio.

L'album est à la fois l'incarnation du son live de Taylor, et caractéristique de la politique future de production chez Alligator, (une musique sincère et qui fait bouger) qui présenterait par la suite des artistes tels que Son Seals, Lonnie Brooks, Johnny Winter, et beaucoup d'autres. Ce disque est un classique des classiques et son influence sur une génération de guitaristes de blues rock ne doit pas être sous estimée. (Alligator Records, première sortie1971)

 

8,99 sur I Tunes mais 20 euros sur amazon franchement il faut vraiment aimer les boitiers pour commander presque 3 fois plus cher...

Il est en écoute chez musicme link

 

On se quitte avec une vidéo abîmée mais qui envoie du bois

 

 


http://blues.about.com/od/cddvdrevie2/fr/Hound-Dog-Taylor-And-The-Houserockers-1971.htm

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 00:00

 

james_chris_and_rynn_patrick_gonna_boogie_anyway.jpg

 

Avant de chroniquer  ce disque je vous remets en mémoire deux trois dates importantes.

Tout d'abord ce Vendredi 04 mars la soirée ciné-concert blues à Vitrolles Concert pilogue

 

Vous pouvez écouter quelques titres par ici link

 

Ensuite la prochaine conférence sur l'histoire du blues le vendredi 18 Mars à Ecla, au Moulin St Claude Auriol, à 18h30, mais je vous en reparlerai plus en détails prochainement.


Enfin et toujours à Ecla, le Samedi 02 Avril la troisième Nuit du Blues avec Pilogue pour une soirée sous le signe du blues et de la convivialité et pas mal d'invités qui devraient partagert un moment avec Pilogue et ses musiciens.

Il faudra impérativement réserver, la capacité d'accueil étant limitée et la précédente édition ayant affiché complet.

Ce sera aussi l'occasion de dire un au-revoir (provisoire j'espère) à Stéphane (bassiste et contrebassiste et néanmoins ami) qui va partir pour une aventure canadienne fin août - début septembre.

 

Mais maintenant passons à ce cd

 

 

 

 

On commence par se dire que les gonzes n'ont pas des têtes à jouer dans Secret Story puis quand on écoute on se dit plutôt (à part les filles qui font toujours des remarques désobligeantes sur le physique, n'est-ce pas mesdames?) les choses suivantes.

 

Le blues peut être un genre relativement codifié et basé sur des formules bien établies, mais le dynamique duo formé par Chris James (guitares et vocaux) et le bassiste Patrick Rynn prouve qu'on y trouve encore de la vie avec leur deuxième ouvrage Gonna Boogie Anyway.

En vérité, le titre pourrait bien être une sorte de défi envers ceux qui présentent le blues comme une forme de musique usée et agonisante. James et Rynn, supportés par le who’s who du Chicago blues , nous offrent un disque dynamisant ancré dans la tradition et qui pourtant déborde d'énergie et d'exubérance. La base est peut-être classique, mais le message a une immédiateté viscérale qui ne laisse aucun doute, tout çà est naturel et indispensable.

 

Chris-James-Patrick-Rynn-Bob-Corritore-BCTorklerLucerne-Ori.jpg

 

La première chose qu'on remarque avec Chris James et Patrick Rynn c'est comme ils sonnent de manière naturelle et apparemment sans efforts, qu'ils jouent leur chansons ou celles des autres. Ils n'ont pas l'air de se donner du mal. Ils n'ont pas l'air de recycler du rock and roll qui était d'abord du blues en essayant de le ramener au blues et n'ont pas l'air non plus de se demander ''Qu'aurait fait Muddy waters?''. Ils jouent et c'est tout.

 

Cette aisance se manifeste de plusieurs manières dans Gonna Boogie Anyway, et tout d'abord par la cohésion de l'ensemble. Tout semble instinctif: les grooves, le swing, et les solos semblent être vraiment à la bonne place et ne pas pouvoir être joués de manière différente. Rien n'a l'air déplacé et tout donne l'impression de ne pas avoir été travaillé ou préparé.

 

L'album s'ouvre avec “Money Don't Like Me (l'argent ne m'aime pas),” une composition qui mêle le classique son du Chicago blues avec un swing doo-wop porté par le jeu de batterie de Sam Lay et deux saxos ténor. Lay a tenu la batterie pour Howlin' Wolf et sur une innombrable quantité de singles chez Chess. Il a aussi contribué à réunir James et Rynn en les engageant tous les deux pour jouer dans son groupe. “Money” est si réussi qu'ils l'ont mis deux fois dans Boogie, une avec le chant nicotiné de James ainsi qu'en prise instrumentale.


Life Couldn't Be Any Sweeter” présente le travail au slide de James ainsi qu'un sax graisseux joué par le vétéran Henry Gray, qui a lui aussi joué avec Howlin' Wolf ainsi que Billy Boy Arnold et une tripotée d'autres. Le duo rend hommage également à Bo Diddley, effectuant une remarquable relecture de son style rythmique sur “Dearest Darling.”

Un des meilleurs moments arrive quand James, Rynn, et le pianiste David Maxwell prennent les choses avec calme sur “You Can't Trust Nobody.” Le piano de Maxwell sonne comme s'il sortait d'un saloon de western. Rynn s'empare d'une contrebasse et s'acoquine avec Maxwell, laissant James surfer sur la vague avec sa guitare et son chant.

 


 

Ce sont les huit créations qui font la réussite de ce deuxième cd du duo (comme du premier d'ailleurs).

Les chansons offrent des textes accrocheurs et intelligents, tels que dans le titre déjà cité “Money Don’t Like Me”:

I like money / money don’t like me / gonna get you one day money / just you wait and see

J'aime l'argent / l'argent ne m'aime pas / Je t'aurais un jour argent / attends un peu et tu verras

 

C'est toujours une chance d'entendre des chansons qui évitent le stéréotype “my woman done me wrong” (ma femme m'a fait souffrir); ici on a droit plutôt au positif “Life Couldn’t Be Sweeter,” (cité précédemment)un jump blues très vivant avec des cuivres punchy et une guitare slide saisissante qui qui émeut vraiment et vous fera “feel so good” comme le chante james dans le refrain.

 

Ce type de musique qui rend honneur à la tradition peut quelquefois sembler peu inspiré. Ici au contraire il est sans âge car il y a le feeling, cet ingrédient des plus intangibles.

 

L'album est en écoute intégrale sur Deezer et téléchargeable sur I-Tunes pour 8,99 euros.

 

En espérant vivement vous retrouver ce vendredi à Vitrolles, je vous souhaite une bonne semaine.




http://blogcritics.org/music/article/music-review-chris-james-patrick-rynn/#ixzz1CvxakPid

 

http://www.chicagobluesguide.com/reviews/cd-reviews/chris-james-pat-rynn-cd/james-rynn-boogie-cd-page.html

 

http://blogcritics.org/music/article/music-review-chris-james-and-patrick1/

 

http://bluesrevue.com/2010/12/james-rynn-gonna-boogie-anyway/

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 11:12

 

GMBBMLive952.jpg

 

Alors, bien sûr, comment ne pas commencer ce nouvel article par une note bleue avec le décès de Gary Moore.

Une crise cardiaque l'aurait emporté pendant son sommeil (comme Muddy Waters)alors qu'il était en vacances en Espagne. Il n'avait que 58 ans.

 

Cet Irlandais (comme Rory Gallagher) a été membre de Colosseum et du grand groupe de rock Thin Lizzy avec Phil Lynott.

C’est d’ailleurs avec lui qu’il produira son plus grand succès, le single "Parisienne Walkways" en 1979. A partir des années 90 et l'album Still Got The Blues, Gary Moore se tourne essentiellement vers le blues.

Personnage attachant et brut de décoffrage, il a joué (dans une moindre mesure à mon avis) dans les années 90 le même rôle que Stevie ray vaughan avant lui, raviver l'intérêt pour le blues en y mettant son énergie de hard rocker et de technicien de la guitare le tout accolé avec une voix puissante et une sincérité de bon aloi.

Je vous conseille vivement de lire ce bien bel article truffé de liens vidéo sur Agoravox link  si vous avez un peu de temps devant vous.

Je vous ai choisi une belle vidéo pas forcément représentative de l'énergie du bonhomme mais qui convient mieux à mon humeur du moment.

 

 

Avant de vous présenter une artiste blues, je vous donne plus de détails pour la soirée blues à Vitrolles.
Elle aura lieu le vendredi 04 mars au Cinéma Les Lumières (Centre Urbain) à partir de 20h30.
Il y aura tout d'abord la projection du superbe documentaire de Martin Scorcese, Du Mali au Mississippi, que je vous présenterai plus en détails dans le prochain article, un entr'acte ou vous seront offerts boissons et grignotage (j'ai dit grignotage, bande de morfales...), et un concert avec Pilogue (votre serviteur) et ses deux musiciens, Stephane Diamantakiou (basse et contrebasse) et Rob Hirons (batterie). Le concert intitulé 100 ans de blues en 100 mn nous fera visiter divers paysages sonores de la planète blues et de son histoire, acoustique et électrique.
Et le tout pour non pas, 10 euros, mesdames et messieurs, non, pas davantage 9 euros, ni même 8 euros, mais 7 euros j'ai bien dit 7 euros.
Pour réserver vous pourrez contacter directement le cinéma, dont voici le site link

 

 

joanne-shaw-taylor.jpg

Joanne Shaw Taylor (parce qu'elle le vaut bien!)

 

 

L'histoire du blues c'est bien beau, est-ce à dire qu'il ne se passe plus rien de nos jours, Ben non bien sûr et c'est pour çà que je vais essayer, à travers des chroniques de cd de vous faire découvrir les talents contemporains.

Ces chroniques paraîtront à un rythme aléatoire en complément des articles habituels plus liés à l'histoire de cette musique.

Aujourd'hui  la très talentueuse, très jeune et très jolie Joanne Shaw Taylor, mais rassurez-vous vous retrouverez prochainement la suite de la saga de Eddy Clearwater.

 

Au cours des deux dernières années, Joanne Shaw Taylor est passée du statut de jeune talent prometteur du blues, à celui de valeur sûre de la scène musicale internationale. elle a ramené à la maison le trophée de Best Female Vocalist (meilleure chanteuse féminine) aux British Blues Awards de 2010, a assuré la première partie des tournées de  Joe Bonamassa et Eric Sardinas et impressionné des légions de fans aux Us,en Europe et en Australie avec son jeu à haute énergie.

 

 

 

Originaire des Midlands Britanniques, Taylor fut découverte à l'âge de 16 ans par Dave Stewart guitariste des Eurythmics, qui la recruta pour être la guitariste de son projet annexe  D.U.P. Tourner avec Stewart et ses amis du groupe lui ont donné un premier aperçu de la scène internationale. Taylor a passé alors plusieurs années à développer ses talents de guitariste, et, en particulier, de chanteuse et auteur de chansons originales. elle signe en 2008 chez Ruf Records et enregistre son premier album, White Sugar, averc le producteur récompensé aux Grammy,Jim Gaines - ce qui la lie directement avec deux de ses guitar héros, Albert Collins et Stevie Ray Vaughan. L'album devint le plus vendu pour un premier album dans l'histoire de Ruf Records et obtint une nomination dans la catégorie Best New Artist Debut aux 2010 Blues Music Awards.
Après 18 mois d'intense activité en tournées, dont une partie sur le 2009 Blues Caravan Tour, Taylor retourna au studio de Gaines dans la banlieue de Memphis en 2010 pour enregistrer l'objet de cette chronique Diamonds in the Dirt.


Joanne-Shaw-Taylor-Diamonds-in-the-Dirt.jpg

 

Avec le soutien des professionnels de session, Steve Potts et Dave Smith, Diamonds offre un son plus lourd, que Taylor associe à son nouvel environnement: de plus en plus demandée dans les clubs et festivals d'Amérique du Nord, Taylor a récemment emménagé à Detroit, Michigan. "Detroit a eu une influence sur l'album et sa couleur sonore," she says. "Il y a un nombre incroyable de fabuleux groupes et musiciens dans cette ville et c'est génial de les rencontrer''.
Agée d'à peine 25 ans, Taylor a déjà passé les premiers obstacles sur la route d'une carrière longue et emplie de succès.  Il suffit de demander à  Joe Bonamassa, sans doute un des jeunes artistes les plus importants sur le circuit blues contemporain. "Il y a beaucoup de grands guitaristes et chanteurs de blues aujourd'hui. Ce que j'apprécie chez  Joanne Shaw Taylor et qui la différencie des autres c'est sa capacité à écrire de belles chansons. Elle n'est pas seulement une chanteuse et guitariste qui tue, mais quand vous quittez son spectacle vous vous retrouvez à fredonner certains de ses titres ."

 

 

 

 

Diamonds In The Dirt

Taylor installe l'ambiance dès le début, "Can't Keep Living Like This" (je ne peux pas continuer à vivre comme çà)commençant avec une délicate rythmique de guitare qui enveloppe sa voix. En ce qui me concerne je n'avais encore jamais entendu des choeurs de cette tonalité sur un titre blues. Le groupe entre avec un beat entraînant et la voix prend du timbre avec l'arrivée de la guitare électrique. Dès que la voix culmine en intensité sa guitare déboule en trombe et vous laisse sur le flanc (pour être poli) avec un super solo. Le mélange douceur/violence, yin/yang est réussi et on a du mal à croire que la dame vient d'Angleterre et pas du Mississippi.

Cette guitare donne le ton pour la plupart de l'album. "Dead And Gone" (mort et enterré)suit, la chanson présentant un mix de groove du Delta, de vibrations urbaines de Chicago et de teigne British. Alors que le titre raconte une histoire traditionnelle de péché et de rémission, le travail à la guitare est tout sauf une suite de clichés, les solis sont imaginatifs et les riffs nous plongent au coeur de la chanson, étroitement entremêlés avec un chant tantôt rugueux et tantôt plus suave. "Dead And Gone" est une oeuvre moderne construite avec la boue du Mississippi et des fondations bâties par Eric Clapton et John Mayall.

 

 

Romance douce amère

Beaucoup des titres de l'album, traitent d'amour et de déchirures tantôt directement, tantôt de manière détournée. Le doux amer "Who Do You Love?" (qui aimes-tu?)raconte la fin d'une passion, les derniers jours d'une histoire d'amour, les paroles emplies d'émotion sont boostées par le jeu musclé sur la guitare et la batterie nerveuse.

La chanson titre rappelle Bonnie Raitt, le chant tout en retenue de Taylor déployant une émotion tangible, le refrain superbement arrangé juxtaposant sa voix au dessus d'une élégante ligne de guitare. Un magnifique solo plein de vibes sudistes laisse la place à un passage plus jazzy qui rend parfaitement le sens des paroles. La conclusion de l'album, "The World And It's Way" (le monde comme il va) débute avec une douce introduction, de majestueux claviers menant la danse en fond sonore derrière les superbes notes de Taylor, sa voix émergeant avec douceur. Alors que son chant ne s'élève pas plus haut qu'un murmure, sa guitare sonne clairement, le solo développant merveilleusement l'ambiance du titre. C'est un bon exemple de chanson où la musique parle d'elle-même.

 

 

 


Contrairement à beaucoup de dévoreurs de manche qui en font le maximum pour briller, les talents d'instrumentiste de Taylor vont bien au-delà de la simple restitution de shuffles de 12 mesures et de plans frime. Elle sait jouer avec subtilité, et de même qu'elle peut envoyer du bois comme n'importe quel bûcheron de la 6 cordes, elle connaît la force des silences et sait admirablement jouer des contrastes.

Il faut aussi souligner que le jeu de guitare impressionnant de Miss Taylor se double d'une voix sensuelle et puissamment émouvante assez impressionnate pour son jeune âge. Si vous aimez la guitare blues-rock, les voix soul, et les chansons intelligentes vous allez adorer cet album. (Ruf Records, released November 9, 2010)

 

Je vous laisse avec sa version du fameux morceau crossover de Freddy King I'm Going Down et spécial dédicace pour Fanny, prends en de la graine (en attendant de reprendre des cours...).

 

Sources

http://blues.about.com/

 

http://esarsea.wordpress.com/2009/12/07/joanne-shaw-taylor/

http://www.rufrecords.de/biography/joanne-shaw-taylor.b64.html

en écoute sur Deezer

à l'achat sur I tunes ou à la fnac



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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 00:00



Cette semaine je vous propose de découvrir non pas un artiste, car vous avez sûrement déjà entendu parler de Rachid Taha leader de feu Carte de Séjour et artiste rock'n'roll, mais un de ses albums, Made in Medina (2002).
Oui, je sais ce n'est pas le dernier, mais je l'adore.





Voici une chronique qui dit tout :

Rachid Taha qui, en compagnie de Khaled et Faudel, fut un de ces trois soleils qui réchauffèrent les charts plusieurs mois durant, reprend son aventure en solitaire. Après avoir demandé asile poétique avec "Ya rayah", tube interplanétaire chanté en arabe, ce partisan du cross over, cet ex-Carte de Séjour qui n'hésita pas à ironiser sur la légendaire "Douce France" de Charles Trénet, pose une passerelle entre Orient et Occident. Ses rythmes sensuels amoureusement peaufinés par l'ex-baba Gong, Steve Hillage, s'imbriquent magistralement aux riffs de guitare tranchants et aux samples funk. Taha, apôtre du cosmopolitisme, appose le tampon Made In Medina
sur une gourmandise rock, techno et tradition, onze chansons cuisinées entre Paris, Londres, Marrakech et la Nouvelle-Orléans.


Le rituel des Gnawas du Maroc se télescope au vaudou de la Louisiane sous les encouragements vocaux de Femi Kuti, fils illustre de Fela. Évidemment, Taha, archange du désordre, préfère s'étaler entre grâce et trivialité pour chasser la tiédeur et éviter le mol embourgeoisement d'une carrière longue de près de vingt ans. Le mélange décapant qui emballe Made In Medina transforme son quatrième album solo en un chef-d'oeuvre technologiquement roots. C'est jour de fête dans la médina, vous voilà prévenus. Sabrina Silamo



Je peux vous garantir que cet album est magnifique ,qu'on l'écoute très longtemps, et qu'il revient régulièrement sur la platine. de plus vous danserez moins idiot lors de la prochaine soirée chez Marcel, entre le grand retour de "Nuit de folie" et le petit bonhomme en mousse, Rachid Taha fera sensation.


C'est en plus un réel plaisir que d'entendre aux guitares Steve Hillage, ex Gong, et grand guitariste "planant" (vu en concert à la salle des fêtes de Vitrolles fin des années 70, çà ne nous rajeunit pas n'est-ce pas René?) dérouler des riffs et des accords implacablement rock entre d'autres instruments plus arabisants.

Attention vendredi 04 décembre à 21h à la salle des Fêtes d'Auriol et au profit du Téléthon vous pourrez voir et entendre au moins deux groupes : The Strappers,compos en français énergiques et Art'Rose Blues Band,musette et techno(non, je plaisante blues bien sûr); c'est gratuit et il y aura sans doute des invités.

Le Samedi 12 décembre à 21h, mon pote et distingué collègue prof de batterie à Ecla et ex tape-fûts chez Pilogue, la preuve en image à droite       va se produire en concert avec son groupe de Jaaaaz au Moulin St Claude. Plus d'infos la semaine prochaine, j'espère.

L'association Drumworks de mon autre pote Rob Hirons (batteur de Pilogue and Friends et surtout Hofmann Family) vous propose :

Masterclass et Clinic de batterie avec JB Perraudin

DIMANCHE 13 DECEMBRE 2009

Hotel de la Musique 4, 25 Bd de St Marcel, 13011 MARSEILLE

  • MASTERCLASS : 45 euros atelier de 3h (14h - 17h) avec deux places offertes pour le clinic le soir. (tarif comprenant l'adhésion à l'association Drumworks)
  • CLINIC DE BATTERIE : 3 euros (20 - 22h)
Pour tout savoir sur JB Perraudin suivez le lien ci-après

link


Bon à bientôt et attention à la grippa.


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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 20:34


Moi j'aime bien le rock country de Jewel et vous?






Un petit duo de haute volée avec sa maman, on comprend mieux son talent..



Voici un de ses albums (2006)  que je vous conseille bien sûr





et sinon, pour revenir sur terre, les cours de guitare chez Gibson, y sont bien ou quoi?
T'as qu'à aller voir link

Si tu veux bouffer du jazz, tu vas là et puis c'est tout link

Si tu es plus raisonnable et que tu cherches des backing tracks blues, vite, vite ici link

Le site d'un mordu de musique qui vous fait découvrir plein de groupes, bon c'est en anglais mais franchement j'ai vraiment découvert pas mal d'artistes grâce à lui, n'hésitez pas à remonter le fil de ses archives link


A bientôt tout le monde



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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 00:00


Mister Erik, mon pote de St Chamas (Texas) sort ces jours-ci son album avec Dardazai, intitulé Cultive.
Je vous recommande absolument une visite à son Myspace (lien ci-après).
link

Vous pourrez télécharger un titre gratuit et en savoir plus sur ce grand garçon bourré...de talent et son univers musical fait de reggae, world, blues (le train roule et son harmo) et bien sûr d'amour fou pour la guitare.

possible qu'il s'organise un truc avec lui à Auriol, faut voir, n'hésitez pas à me donner votre avis je ferai suivre


Sinon n'oubliez pas Thérèse Themlin(avec Pilogue) en concert samedi 19 septembre à Aubagne à 19h30, plein air gratuit cours Foch avec Jo Corbeau, Zazz Band (groupe du Maroc) et Origines Contrôlées, la nouvelle formule de Mouss et Hakim les frangins de Zebda.
Programme complet ici link

Pour un atelier collectif de jeu en groupe (compos) sur Auriol, il y a des places à pourvoir: basse, guitare/chant ou chant, ou synthé pourquoi pas...
Le batteur et le guitariste déjà inscrits (jeunes adultes) attendent leurs éventuels partenaires.
Ecrivez-moi en réponse à cet article(voir ci-dessous rubrique ajouter un commentaire) et laissez vos coordonnées si vous êtes intéressé(e), seule condition, ne pas être débutant (hormis pour le chant).
Il n'y a pas besoin d'avoir un gros niveau puisque c'est un atelier, mais il faut quand même avoir des bases.



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